Fonctions sinus et cosinus : lien avec le cercle trigonométrique, parité, périodicité, courbes, dérivées et variations, résolution des équations cos x = a et des inéquations sur [-π ; π], étude d'une fonction trigonométrique simple et optimisation.
Définition 1 — cosinus et sinus d’un réel. Dans un repère orthonormé, on enroule la droite des réels sur le cercle trigonométrique (centre O, rayon 1). À tout réel x correspond un point M du cercle, et on pose :
cosx=abscisse de Msinx=ordonneˊe de M
Les fonctions cos et sin ainsi définies sur R sont appelées fonctions trigonométriques ; leurs courbes sont des sinusoïdes.
Théorèmes et propriétés
Théorème 1 (relation fondamentale et valeurs remarquables). Pour tout réel x :
−1≤cosx≤1−1≤sinx≤1cos2x+sin2x=1
x
0
6π
4π
3π
2π
π
cosx
1
23
22
21
0
−1
sinx
0
21
22
23
1
0
Théorème 2 (parité et périodicité). Pour tout réel x :
Propriété
Formule
Traduction graphique
cos est paire
cos(−x)=cosx
courbe symétrique par rapport à l’axe des ordonnées
sin est impaire
sin(−x)=−sinx
courbe symétrique par rapport à l’origine
2π-périodicité
cos(x+2π)=cosx, sin(x+2π)=sinx
courbe invariante par translation de vecteur 2πi
Relations associées (lecture sur le cercle) : cos(x+π)=−cosx, sin(x+π)=−sinx, sin(π−x)=sinx, cos(2π−x)=sinx. Grâce à la parité et à la périodicité, il suffit d’étudier cos et sin sur [0;π].
Théorème 3 (dérivées, admis). Les fonctions cos et sin sont dérivables sur R et
En particulier (cos(ax+b))′=−asin(ax+b) et (sin(ax+b))′=acos(ax+b). Variations sur [−π;π] : sin croît sur [−2π;2π] (de −1 à 1) et décroît ailleurs ; cos croît sur [−π;0] (de −1 à 1) et décroît sur [0;π]. Tangentes en 0 : y=x pour sin, y=1 pour cos.
Théorème 4 (équations trigonométriques). Soit α un réel et k∈Z :
cosx=cosα⟺x=α+2kπ ou x=−α+2kπ
sinx=sinα⟺x=α+2kπ ou x=π−α+2kπ
Si a∈/[−1;1], les équations cosx=a et sinx=a n’ont aucune solution.
Méthodes
Méthode 1 — résoudre cosx=a ou sinx=a sur [−π;π]. 1. Vérifier a∈[−1;1]. 2. Trouver une solution particulière α (valeur remarquable du Théorème 1 ou calculatrice). 3. Appliquer le Théorème 4 et ne garder que les solutions de l’intervalle, en s’aidant du cercle.
Exemple :cosx=−21 : α=32π, solutions ±32π sur [−π;π]. Pour une équation du second degré en cosx, poser X=cosx puis résoudre chaque équation cosx=Xi.
Méthode 2 — résoudre une inéquation cosx≤a (ou sinx≤a) sur [−π;π]. 1. Résoudre l’équation associée (Méthode 1). 2. Placer les solutions sur le cercle (ou la courbe). 3. Lire l’arc où l’inégalité est vérifiée : pour cosx≤a, les points à gauche de la droite verticale d’abscisse a.
Exemple :cosx≤21 sur [−π;π] : S=[−π;−3π]∪[3π;π].
Méthode 3 — dériver une fonction trigonométrique. 1. Repérer la structure (somme, produit, composée ax+b). 2. Appliquer le Théorème 3 sans oublier le facteur u′ ni le signe de (cos)′=−sin.
Exemple :(sin(2x+1))′=2cos(2x+1) ; (xsinx)′=sinx+xcosx.
Méthode 4 — étudier les variations ou un optimum d’une fonction trigonométrique. 1. Dériver (Méthode 3). 2. Résoudre f′(x)=0, souvent une équation cosx=a (Méthode 1). 3. Déterminer le signe de f′ sur chaque intervalle (variations de cos et sin, ou encadrement −1≤sinx≤1 du Théorème 1). 4. Dresser le tableau et conclure (extremum, valeur exacte).
Exemple :f(x)=2sinx−x sur [0;π] : f′(x)=2cosx−1, maximum en 3π, f(3π)=3−3π.
Méthode 5 — identifier une sinusoïde sur un graphique. 1. Lire la valeur en 0 et l’amplitude (maximum). 2. Tester la parité (symétrie de la courbe, Théorème 2). 3. Lire la période (cos(ωx) a pour période ω2π).
Exemple : courbe paire, de maximum 1 atteint en 0 et de période 2π : c’est cosx.
Méthode 6 — équation d’une tangente. 1. Calculer f(a) et f′(a) avec le Théorème 3. 2. Écrire y=f′(a)(x−a)+f(a).
Exemple : tangente à sin en 0 : y=x (près de 0, sinx≈x).
Pour aller plus loin (non exigible). La fonction tangente tanx=cosxsinx, définie lorsque cosx=0, est un approfondissement possible du programme.
Quiz — Fonctions trigonométriques
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