Dénombrement, combinatoire
Résumé de cours : principes additif et multiplicatif, k-uplets, parties d'un ensemble, permutations, factorielle, combinaisons et triangle de Pascal, avec théorèmes et méthodes numérotés pour dénombrer en Terminale spécialité.
Définitions
Définition 1 — produit cartésien, couple, k-uplet. Le produit cartésien est l’ensemble des couples avec et . Plus généralement, un -uplet (ou -liste) de est une suite ordonnée d’éléments de , avec répétitions possibles ; leur ensemble est noté .
Définition 2 — factorielle. Pour , , et par convention . Valeurs : , , , .
Définition 3 — permutation. Une permutation d’un ensemble à éléments est un -uplet de ses éléments tous distincts (un ordre total sur l’ensemble).
Définition 4 — combinaison. Une combinaison de éléments d’un ensemble à éléments est une partie de à éléments : l’ordre n’intervient pas. Leur nombre se note (« parmi »).
Théorèmes et propriétés
Théorème 1 (principe additif). Si sont des ensembles finis deux à deux disjoints, alors C’est le dénombrement par cas.
Théorème 2 (principe multiplicatif). , et plus généralement : des choix successifs se multiplient.
Théorème 3 (nombre de k-uplets). Si , alors .
Théorème 4 (nombre de parties d’un ensemble). Un ensemble à éléments possède parties (y compris et l’ensemble lui-même). Une partie correspond, par bijection, à un -uplet de (1 si l’élément est pris), donc aussi à un mot de longueur sur un alphabet à deux lettres, à un chemin dans un arbre binaire de profondeur , à une issue d’une succession de épreuves de Bernoulli.
Théorème 5 (k-uplets d’éléments distincts). Le nombre de -uplets d’éléments distincts d’un ensemble à éléments () est
Théorème 6 (nombre de permutations). Un ensemble à éléments admet permutations.
Théorème 7 (formules des combinaisons). Pour :
Théorème 8 (valeurs particulières et symétrie). , , , et pour : (choisir les éléments pris revient à choisir les éléments laissés).
Théorème 9 (relation de Pascal). (démonstrations exigibles : par le calcul et par une méthode combinatoire) Pour : Idée combinatoire : on fixe un élément ; les parties à éléments contenant sont , celles ne le contenant pas sont , et le principe additif conclut.
Théorème 10 (somme d’une ligne du triangle de Pascal). (démonstration exigible, par dénombrement) Les parties d’un ensemble à éléments se répartissent selon leur cardinal ; il y a parties à éléments.
Tableau des formules de dénombrement (ensemble à éléments) :
| Objet | Ordre | Répétitions | Nombre | Référence |
|---|---|---|---|---|
| -uplet | oui | oui | Théorème 3 | |
| -uplet d’éléments distincts | oui | non | Théorème 5 | |
| permutation () | oui | non | Théorème 6 | |
| combinaison (partie à éléments) | non | non | Théorème 7 |
Méthodes
Méthode 1 — choisir le bon modèle de dénombrement.
- L’ordre des éléments compte-t-il ?
- Les répétitions sont-elles permises ?
- Conclure avec le tableau : ordre et répétitions (Théorème 3) ; ordre sans répétition (Théorème 5) ; tous les éléments ordonnés (Théorème 6) ; sans ordre ni répétition (Théorème 7).
Exemple : un podium (or, argent, bronze) parmi 8 coureurs : ordre, sans répétition, .
Méthode 2 — dénombrer avec contraintes (cas disjoints et choix successifs).
- Découper l’ensemble à dénombrer en cas deux à deux disjoints (Théorème 1).
- Dans chaque cas, décomposer en choix successifs et multiplier (Théorème 2).
- Additionner les résultats des cas.
Exemple : tirages simultanés de 3 boules parmi 5 rouges et 4 bleues avec exactement 2 rouges : .
Méthode 3 — calculer un coefficient binomial.
- Si est proche de , appliquer la symétrie (Théorème 8).
- Calculer avec (Théorème 7), ou de proche en proche par la relation de Pascal (Théorème 9).
Exemple : .
Méthode 4 — dénombrer les parties par codage binaire.
- Associer à chaque partie le mot de longueur sur qui indique les éléments pris.
- Compter les mots : en tout (Théorème 4) ; mots contenant exactement fois le chiffre 1 (Théorème 7).
Exemple : un ensemble à 6 éléments a parties, dont parties à 2 éléments.
À retenir contre les pièges. Un couple est ordonné, une paire ne l’est pas (10 joueurs : matchs, pas ). Un ensemble à éléments a parties, ensemble vide compris. On multiplie des choix successifs, on additionne des cas disjoints.
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