Première générale Algèbresuitesarithmétiquegéométriqueterme généralsommetaux d'évolutioncroissance exponentielle
Suites arithmétiques et géométriques
Suites arithmétiques et géométriques en première spécialité : définitions, terme général (démonstrations), sommes 1 + 2 + ... + n et 1 + q + ... + q^n, sens de variation, lien avec les évolutions à accroissement ou taux constant, algorithmes de seuil.
Démonstration. Pour passer de u0 à un, on ajoute r à chaque étape, et il y a n étapes (u0→u1→⋯→un). En sommant les n égalités u1−u0=r, u2−u1=r, …, un−un−1=r, tous les termes intermédiaires se simplifient : un−u0=nr.
Lien avec les fonctions affines
un=rn+u0 : les points (n;un) sont alignés sur la droite d’équation y=rx+u0, de coefficient directeur r. Une suite arithmétique modélise une évolution à accroissement constant (croissance linéaire).
Sens de variation
un+1−un=r, donc :
r>0
strictement croissante
r<0
strictement décroissante
r=0
constante
Somme 1+2+⋯+n
1+2+3+⋯+n=2n(n+1)
Démonstration. On écrit la somme S dans les deux sens et on additionne :
SS2S===1n(n+1)+++2(n−1)(n+1)+++⋯⋯⋯+++n1(n+1)
Il y a n parenthèses, donc 2S=n(n+1).
Somme de termes consécutifs
u0+u1+⋯+un=(n+1)2u0+un
La somme de termes consécutifs d’une suite arithmétique est égale au nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier terme. Cela découle de la formule précédente : ∑k=0n(u0+kr)=(n+1)u0+r2n(n+1).
Exemple :S=5+8+11+⋯+50 (raison 3). Nombre de termes : 350−5+1=16. Donc S=16×25+50=440.
Suites géométriques
Définition
Une suite (un) est géométrique de raison q si, pour tout entier n,
un+1=q×un
On passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombreq.
Démonstration. De u0 à un, on multiplie n fois par q : un=u0×n facteursq×q×⋯×q=u0qn.
Lien avec les évolutions à taux constant
Une hausse de t% multiplie par 1+100t ; une baisse de t% multiplie par 1−100t. Une évolution à taux constant se modélise donc par une suite géométrique de raison égale au coefficient multiplicateur.
Exemple : un capital de 1000 € placé à 3% par an.
C0=1000,Cn+1=1,03Cn,Cn=1000×1,03n
Après 10 ans : C10=1000×1,0310≈1343,92 €. Le taux d’évolution global sur 10 ans est 1,0310−1≈34,4% (et non 30%).
Lien avec la fonction exponentielle. La suite un=qn est la version « à temps discret » d’une croissance exponentielle : pour q>1 la croissance finit toujours par dépasser une croissance linéaire.
Sens de variation (premier terme u0>0)
un+1−un=u0qn(q−1), d’où :
q>1
strictement croissante
0<q<1
strictement décroissante, les termes se rapprochent de 0
q=1
constante
q<0
ni croissante ni décroissante (signes alternés)
Si u0<0, les sens de variation sont inversés.
Somme 1+q+q2+⋯+qn
Pour q=1 :
1+q+q2+⋯+qn=1−q1−qn+1
Démonstration. Soit S=1+q+⋯+qn. Alors qS=q+q2+⋯+qn+1. En soustrayant, tous les termes se simplifient sauf deux : S−qS=1−qn+1, soit (1−q)S=1−qn+1.
Somme de termes consécutifs
u0+u1+⋯+un=u01−q1−qn+1(q=1)
Exemple :S=3+6+12+⋯+3×29 (u0=3, q=2, 10 termes).
S=3×1−21−210=3×1023=3069
Reconnaître une suite
Test
Conclusion si constante
un+1−un
arithmétique, la constante est r
unun+1 (termes non nuls)
géométrique, la constante est q
Exemple :un=5×3n. unun+1=5×3n5×3n+1=3 : géométrique de raison 3.
Contre-exemple :wn=n2 : w0=0, w1=1, w2=4. Différences 1 puis 3 : pas arithmétique ; quotient non défini ou 4 : pas géométrique.
Modéliser une situation
Contexte
Type de suite
Relation
Abonnement : 30 € puis 12 € par mois
arithmétique
un+1=un+12
Capital à 3% par an (intérêts composés)
géométrique
Cn+1=1,03Cn
Population qui perd 5% par an
géométrique
Pn+1=0,95Pn
Décroissance radioactive : la moitié disparaît à chaque période
géométrique
Nn+1=0,5Nn
Algorithme de seuil
Au bout de combien d’années le capital Cn=1000×1,03n dépasse-t-il 2000 € ?
C = 1000n = 0while C <= 2000: C = C * 1.03 n = n + 1print(n) # affiche 24
Le capital double au bout de 24 ans : c’est une conjecture sur la limite (ici +∞) obtenue numériquement.
Pièges classiques
Le nombre de termes de up+⋯+un est n−p+1, pas n−p.
Deux hausses successives de 10% ne font pas 20% mais 1,12−1=21%.
un=u0×qn : c’est q qui est élevé à la puissance n, pas u0.
Pour une suite géométrique de raison négative, ne pas parler de croissance ou de décroissance.
Quiz — Suites arithmétiques et géométriques
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