Première générale Géométrievecteur normaldroitesrepère orthonormééquation cartésienneprojeté orthogonalcercle
Géométrie repérée
Géométrie repérée en première spécialité (repère orthonormé) : vecteur normal à une droite, équation cartésienne à partir d'un point et d'un vecteur normal, projeté orthogonal d'un point sur une droite, équation de cercle (centre et rayon, reconnaissance), utilisation d'un repère pour étudier une configuration.
Dans tout ce chapitre, le plan est muni d’un repère orthonormé(O;i,j).
Rappels utiles
Pour A(xA;yA) et B(xB;yB) :
AB(xB−xAyB−yA)AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2I(2xA+xB;2yA+yB) milieu de [AB]
Produit scalaire de u(x;y) et v(x′;y′) : u⋅v=xx′+yy′ ; les vecteurs sont orthogonaux si et seulement si xx′+yy′=0.
Une droite admet une équation cartésienneax+by+c=0 avec (a;b)=(0;0), et un vecteur directeuru(−b;a). Si b=0, elle a aussi une équation réduitey=mx+p.
Vecteur normal à une droite
Définition. Un vecteur normal à une droite d est un vecteur non nul orthogonal à un vecteur directeur de d.
Propriété. Le vecteur n(a;b) est normal à la droite d’équation ax+by+c=0.
Démonstration. Un vecteur directeur est u(−b;a), et n⋅u=a×(−b)+b×a=0.
Exemple : la droite 2x−5y+1=0 a pour vecteur normal n(2;−5) et pour vecteur directeur u(5;2).
Équation d’une droite à partir d’un point et d’un vecteur normal
Soit A un point de d et n un vecteur normal. Un point M(x;y) appartient à d si et seulement si
AM⋅n=0
Exemple :A(1;4) et n(2;−3).
AM(x−1;y−4),2(x−1)−3(y−4)=0⟺2x−3y+10=0
Méthode rapide : l’équation est de la forme 2x−3y+c=0 ; on trouve c avec les coordonnées de A : 2−12+c=0, donc c=10.
Perpendiculaires et parallèles
Deux droites de vecteurs normaux n1 et n2 sont :
perpendiculaires si et seulement si n1⋅n2=0 ;
parallèles si et seulement si n1 et n2 sont colinéaires.
Exemple : la perpendiculaire à d:3x+y−2=0 passant par B(1;1) admet n(3;1) comme vecteur directeur, donc m(1;−3) comme vecteur normal : x−3y+c=0 avec 1−3+c=0, soit x−3y+2=0.
Projeté orthogonal d’un point sur une droite
Le projeté orthogonal de M sur d est le point H de d tel que (MH)⊥d (ou H=M si M∈d). C’est le point de d le plus proche de M, et MH est la distance de M à d.
Méthode 1 — avec le vecteur normal
H vérifie deux conditions : H∈d et MH colinéaire à n, c’est-à-dire H=M+tn pour un réel t.
Exemple :d:x+y−4=0, M(5;3), n(1;1). On pose H(5+t;3+t) et on écrit H∈d :
(5+t)+(3+t)−4=0⟺2t+4=0⟺t=−2
Donc H(3;1) et MH=(−2)2+(−2)2=22.
Méthode 2 — intersection de deux droites
H est l’intersection de d et de la perpendiculaire à d passant par M ; on résout le système formé par leurs deux équations.
Exemple : la perpendiculaire à d par M a pour vecteur normal u(1;−1) (directeur de d) : x−y+c=0 avec 5−3+c=0, soit x−y−2=0. Système {x+y=4x−y=2 : x=3, y=1.
Équation de cercle
Propriété. Le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r>0 est l’ensemble des points M(x;y) tels que
(x−a)2+(y−b)2=r2
Démonstration.M est sur le cercle si et seulement si ΩM=r, soit ΩM2=r2, ce qui s’écrit avec les coordonnées (x−a)2+(y−b)2=r2.
Exemple : cercle de centre Ω(2;−1) et de rayon 3 : (x−2)2+(y+1)2=9. Le point (2;2) est sur ce cercle car 0+9=9 ; le point (4;1) n’y est pas car 4+4=8=9.
Cercle de diamètre [AB]
M est sur le cercle de diamètre [AB] si et seulement si MA⋅MB=0 (voir le cours sur le produit scalaire).
Exemple :A(−1;0), B(3;2). MA(−1−x;−y), MB(3−x;2−y) :