4ème Géométrie translationparallélogrammeconservationsymétrie axialedemi-tourfrisepavage

La translation

Transformations en 4ème : définition de la translation, image d'un point et d'une figure, propriétés de conservation (longueurs, angles, aires, parallélisme), lien avec le parallélogramme et les angles, reconnaissance des symétries et du demi-tour.

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Définitions

Définition 1 — translation. La translation qui transforme AA en A′A' fait glisser toute la figure comme AA glisse vers A′A' : même direction, même sens, même longueur pour tous les points. Aucune rotation, aucun retournement : la figure image est identique à la figure de départ, simplement déplacée. Exemple : dans un pavage, on passe d’un motif au motif voisin par une translation.

Définition 2 — image d’un point par une translation. L’image M′M' d’un point MM par la translation qui transforme AA en A′A' est le point tel que AA′M′MAA'M'M soit un parallélogramme : on reporte depuis MM le même déplacement que de AA vers A′A'. Exemple : sur quadrillage, si AA glisse de 3 carreaux vers la droite et 2 vers le haut, chaque point fait de même.

Définition 3 — symétrie axiale et demi-tour (rappels). Depuis la 5ème, tu connais ces deux transformations. La symétrie axiale d’axe (d)(d) retourne la figure comme dans un miroir. Le demi-tour (symétrie centrale) de centre OO fait tourner la figure de 180°180° autour de OO. Exemple : pour reconnaître la transformation utilisée, voir la Méthode 4.

Théorèmes et propriétés

Propriété 1 — conservations de la translation. Une translation conserve :

  • les longueurs et les angles (la figure image est superposable à la figure de départ) ;
  • les aires et les périmètres ;
  • le parallélisme : l’image d’une droite est une droite parallèle.

Exemple : l’image d’un segment de 5 cm est un segment de 5 cm, parallèle au premier ; un angle de 40°40° reste un angle de 40°40°.

Propriété 2 — translation et parallélogramme. Si une translation transforme AA en A′A' et BB en B′B', alors [AA′][AA'] et [BB′][BB'] ont même longueur, même direction et même sens : ABB′A′ est un paralleˊlogramme, et A′B′=ABABB'A' \text{ est un parallélogramme, et } A'B' = AB Réciproquement, dans un parallélogramme ABCDABCD, la translation qui transforme AA en BB transforme DD en CC. Exemple : tous les points se déplacent de la même distance : si AA′=4AA' = 4 cm, alors BB′=4BB' = 4 cm.

Propriété 3 — translation sur quadrillage et dans un repère. Si la translation déplace de aa unités horizontalement et bb unités verticalement, l’image du point (x ; y)(x\,;\,y) est le point (x+a ; y+b)(x + a\,;\,y + b). Exemple : la translation qui transforme A(1 ; 1)A(1\,;\,1) en A′(4 ; 3)A'(4\,;\,3) déplace de +3+3 et +2+2 : l’image de B(2 ; 5)B(2\,;\,5) est B′(5 ; 7)B'(5\,;\,7).

Propriété 4 — points fixes des transformations. Une translation (non nulle) n’a aucun point fixe : tout glisse. Au contraire, la symétrie axiale fixe tous les points de son axe, et le demi-tour fixe son centre. Exemple : c’est pour cela qu’une translation se définit par un point et son image (une direction, un sens, une longueur), jamais par un centre.

Propriété 5 — translation et angles. Si (d′)(d') est l’image de (d)(d) par une translation, alors (d)∥(d′)(d) \parallel (d') (Propriété 1). Toute sécante forme alors avec ces deux droites des angles correspondants égaux et des angles alternes-internes égaux. Exemple : si un angle correspondant mesure 48°48°, l’autre mesure aussi 48°48°.

Méthodes

Méthode 1 — construire l’image d’un point par une translation.

  1. Lire le déplacement de AA à A′A' : sur quadrillage, compter les carreaux horizontalement puis verticalement.
  2. Reporter le même déplacement à partir du point MM : on complète le parallélogramme AA′M′MAA'M'M (Définition 2).
  3. Dans un repère : ajouter le déplacement aux coordonnées (Propriété 3).

Exemple résolu : la translation transforme A(1 ; 1)A(1\,;\,1) en A′(4 ; 3)A'(4\,;\,3), soit +3+3 en abscisse et +2+2 en ordonnée. L’image de B(2 ; 5)B(2\,;\,5) est B′(2+3 ; 5+2)=(5 ; 7)B'(2+3\,;\,5+2) = (5\,;\,7).

Méthode 2 — démontrer qu’un quadrilatère est un parallélogramme avec une translation.

  1. Montrer que deux sommets sont les images des deux autres par une même translation.
  2. Citer la Propriété 2 : ABB′A′ABB'A' est un parallélogramme.

Exemple résolu : dans une frise, le motif 2 est l’image du motif 1 par une translation qui transforme AA en A′A' et BB en B′B'. Alors ABB′A′ABB'A' est un parallélogramme — c’est ainsi qu’on identifie les parallélogrammes d’un pavage.

Méthode 3 — démontrer que deux droites sont parallèles.

  1. Montrer que (d′)(d') est l’image de (d)(d) par une translation.
  2. Citer la Propriété 1 : l’image d’une droite est une droite parallèle, donc (d)∥(d′)(d) \parallel (d').

Exemple résolu : si la translation qui transforme AA en A′A' envoie la droite (AB)(AB) sur la droite (A′B′)(A'B'), alors (AB)∥(A′B′)(AB) \parallel (A'B') ; toute sécante forme alors des angles correspondants égaux (Propriété 5).

Méthode 4 — reconnaître la transformation utilisée.

L’image est…Transformation
simplement glissée, même orientationtranslation
retournée comme dans un miroir (un « b » devient un « d »)symétrie axiale
tournée de 180°180° (« la tête en bas »), sans retournementdemi-tour

Exemple résolu : dans un pavage, le motif voisin est obtenu par un glissement sans rotation ni retournement : c’est une translation. Les pavages de l’Alhambra ou les gravures d’Escher combinent translations, symétries axiales et demi-tours.

Pièges classiques

Piège 1 — une translation n’est pas une symétrie. Dans une symétrie axiale, la figure est retournée : un « b » devient un « d ». Dans une translation, un « b » reste un « b », simplement déplacé (Méthode 4).

Piège 2 — pas de centre, pas de point fixe. Une translation ne se définit pas par un centre : ce qui la définit, c’est un point et son image, c’est-à-dire une direction, un sens et une longueur (Propriété 4).

Piège 3 — le même déplacement pour tous. Pour construire une image, on reporte le déplacement de AA vers A′A' — jamais un déplacement « vers A′A' » : chaque point suit sa propre flèche, toutes identiques (Définition 2).

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