Équations du premier degré
Équations en 4ème : tester si un nombre est solution, résoudre une équation du premier degré du type ax + b = cx + d, mettre un problème en équation, conjecturer une solution avec un tableur ou un algorithme.
Définitions
Définition 1 — équation, inconnue, membres. Une équation est une égalité où figure un nombre inconnu, désigné par une lettre (l’inconnue). Les deux expressions de part et d’autre du signe sont les membres de l’équation.
Exemple : dans , l’inconnue est .
Définition 2 — solution d’une équation. Une solution est une valeur de l’inconnue qui rend l’égalité vraie. Résoudre l’équation, c’est trouver toutes ses solutions. Exemple : 4 est solution de , car et .
Propriétés
Une équation est une balance en équilibre : elle reste équilibrée si l’on fait la même chose des deux côtés.
Propriété 1 — ajouter ou soustraire aux deux membres. On ne change pas les solutions d’une équation en ajoutant ou en soustrayant un même nombre aux deux membres. Exemple : devient, en soustrayant 9 des deux côtés, .
Propriété 2 — multiplier ou diviser les deux membres. On ne change pas les solutions d’une équation en multipliant ou en divisant les deux membres par un même nombre non nul. Exemple : devient, en divisant par 7, ; et devient, en multipliant par 12, .
Propriété 3 — nombre de solutions. Une équation du premier degré du type a, sauf cas particuliers, une seule solution. Exemple : a pour seule solution . (Cas particuliers : est vraie pour tout nombre ; n’a aucune solution.)
Méthodes
Méthode 1 — tester si un nombre est solution.
- Remplacer l’inconnue par le nombre dans chaque membre séparément.
- Comparer : si les deux membres donnent le même résultat, le nombre est solution (Définition 2).
Exemple : 4 est-il solution de ? Gauche : ; droite : . Non. Tester permet de vérifier une solution, pas de la trouver : il faudrait essayer une infinité de nombres.
Méthode 2 — conjecturer avec un tableur ou un algorithme.
- Faire calculer un membre (ou les deux) pour de nombreuses valeurs de l’inconnue : valeurs de en colonne A, formule en colonne B.
- Repérer la ligne où l’égalité est vraie (solution exacte) ou là où la différence des membres change de signe (solution encadrée) ; affiner le pas si besoin.
- Conclure prudemment : c’est une conjecture, que seule la résolution algébrique démontre (Méthode 3).
Exemple : pour , on écrit les valeurs de en colonne A et la formule =3*A1+2 en B1, recopiée vers le bas.
La colonne B affiche 8 en face de : on conjecture . Quand la solution n’est pas entière, le tableur l’encadre : pour , la colonne =4*A1+2 passe de (pour ) à (pour ) : la solution est entre et ; en affinant par dixièmes on trouve . Avec un algorithme, c’est le même principe :
pour x allant de 0 à 10
si 3*x + 2 = 8 alors afficher x
Méthode 3 — résoudre une équation du premier degré.
- S’il y a des parenthèses, développer d’abord ; s’il y a un dénominateur, multiplier les deux membres pour le faire disparaître (Propriété 2).
- Regrouper les termes en d’un côté, les nombres de l’autre (Propriété 1).
- Diviser les deux membres par le coefficient de (Propriété 2).
- Vérifier en reportant la valeur trouvée dans l’équation de départ (Méthode 1).
Exemple : : on ajoute 7 () puis on divise par 5 (). Avec des des deux côtés : : on ajoute (), on soustrait 5 (), on divise par 3 () ; vérification : et . Avec parenthèses : donne , puis , donc .
Méthode 4 — mettre un problème en équation.
- Choisir l’inconnue : ce que l’on cherche, en précisant l’unité.
- Traduire chaque information de l’énoncé par une expression littérale.
- Écrire l’égalité imposée par l’énoncé, résoudre (Méthode 3), puis répondre à la question posée en vérifiant la cohérence.
Exemple : un triangle équilatéral de côté et un carré de côté ont le même périmètre : , d’où — triangle de côté 8 cm, carré de côté 6 cm, périmètres de 24 cm. Autre exemple : Jules a 3 ans de plus que sa sœur et à eux deux ils ont 21 ans : , soit et : la sœur a 9 ans, Jules 12 ans.
Pièges classiques
- Changer de côté, c’est changer de signe — mais seulement pour les termes. Dans , le 5 multiplie : on divise, . Écrire est l’erreur classique. Un terme qui s’ajoute passe de l’autre côté en se soustrayant ; un facteur qui multiplie passe de l’autre côté en divisant.
- Toujours vérifier la solution en la substituant dans l’équation de départ (pas dans une ligne intermédiaire, qui peut déjà contenir l’erreur).
- Un tableur ou un algorithme ne démontre pas : il fournit une conjecture (exacte ou approchée) ; seule la résolution algébrique prouve qu’il n’y a pas d’autre solution.
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